Stress, burn-out, fatigue, harcèlement, manque de reconnaissance, surcharge de travail… quelle que soit la cause découle le même problème : le mal être au travail. Plus de 90% des français actifs disent ne pas se sentir bien sur leur lieu de travail, ce qui pose un problème pour tout le monde. D’un côté, ce mal être coûte très cher aux entreprises (plus de 13 000 euros par an). De l’autre, la santé des français – en particulier sur le plan psychique – en prend un coup aussi.

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La charge de travail et le stress, sources du mal-être au travail

Le bien-être au travail, et son pendant, le mal être, sont devenus des enjeux importants pour les entreprises. Près d’un salarié sur cinq se dit très insatisfait pour son travail (contre seuls 23% de salariés très satisfaits). 13% seraient d’ailleurs prêts à basculer vers le mal être professionnel. D’un autre côté, le cabinet Mazars estime qu’un gain de 10% sur la qualité de vie au travail équivaut à un gain de 1% sur la performance économique.

Le stress, facteur principal de la souffrance au travail

La souffrance au travail est devenue l’un des défis majeurs de toutes les entreprises à surmonter en 2018. Presque 56% des collaborateurs sont touchés et se disent « en situation de fragilité professionnelle et/ou personnelle ».

En 2010, déjà, une mission d’information du Sénat sur le mal être au travail tentait de mettre en garde les entreprises sur le stress. Eric Albet, Président de l’IFAS (Institut Français d’Action sur le Stress), disait alors : « le stress est devenu le premier facteur de risque pour la santé au travail », avant de rajouter que « plus une entreprise est adaptable, plus elle est compétitive ; plus l’entreprise est stressée, moins elle est capable de s’adapter et plus elle se met en danger ».

Depuis, un français actif sur cinq est en situation d’hyper stress, selon le cabinet Stimulus, niveau suffisamment dangereux pour les mettre en danger sur le plan de la santé. Cette étude, réalisée sur plus de 32 000 salariés, relate que les femmes sont plus sujettes à ce risque professionnel (28% contre 20% chez les hommes). Attention, nous ne vous disons pas ici que le travail est à l’origine de tout le stress des collaborateurs, mais seulement qu’il peut être jouer un rôle dans le stress et le mal être des collaborateurs.

Les facteurs de risques entraînant le mal-être au travail

Le stress au travail est le principal élément entraînant la souffrance et le mal être des collaborateurs, mais il est loin d’être le seul. Ces facteurs de risques professionnels sont soit liés au travail, soit lié à l’environnement de travail. Et, selon les statistiques de DARES, ils sont quoi qu’il arrive très éloignés de la rémunération perçue par le collaborateur. La question du bien-être au travail est plus épineuse qu’elle n’en a l’air…

Les risques liés au travail en lui-même

D’un côté, le mal-être au travail découle très souvent du travail lui-même et de l’exigence qu’il implique. Par exemple, 72% des salariés estiment « manquer de temps » pour réaliser toutes les tâches qu’ils ont à faire dans les délais impartis. La charge de travail est donc perçue comme étant trop importante par les travailleurs, 24% des collaborateurs étant au bord du burn-out.

Outre le manque de temps, les collaborateurs sont en perte de sens, provoquant des situations de brown-out. Le manque de reconnaissance est aussi avancé par les français, car la culture de la punition prime sur celle de l’encouragement – sans doute à tort.

L’isolement est également un facteur qui joue dans le mal-être au travail. Les collaborateurs ayant une charge de travail importante s’enferment pour finir le travail sans oser demander de l’aide. Ils se remettent en question lorsqu’ils n’arrivent pas à finir les tâches dans les délais. Ceci provoque un mal être psychique qu’il faut essayer de contrer pour les entreprises, et de prévenir.

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L’isolement, une des causes du mal être au travail

Les risques liés à l’environnement de travail

Il existe aussi des risques liés à l’environnement. Ils sont plus subjectifs et propres à chaque individu, même si l’entreprise a un rôle à jouer dans l’organisation du travail. Le facteur de risque principal lié à l’environnement de travail est la bonne entente entre les collaborateurs. Selon le think thank, le premier indice de satisfaction, c’est d’avoir un bon ami au travail.

Autre facteur, la relation avec la hiérarchie. Plus la relation est bonne et moins les conflits auront un impact sur le ressenti au travail. Il faut en particulier essaye au maximum de conserver une dimension humaine et non systématique, privilégiant le cas par cas à une sanction systématique par exemple. Le climat social est beaucoup plus calme dans une “petite” entreprise de 1 à 9 salariés que dans une structure de +500 collaborateurs.

Les conséquences du mal être au travail

Le mal-être au travail entraîne d’abord des conséquences négatives pour les collaborateurs, et sur sa santé. Difficile de se sentir bien sur le plan personnel quand on ne se sent pas bien sur le plan professionnel. Le mal-être au travail n’est bien souvent pas laissé à la porte de la maison lorsque le collaborateur rentre chez lui, et cela impacte donc sa vie personnelle.

Mais le mal-être au travail implique aussi des coûts pour l’entreprise. Entre la non réalisation des tâches, l’absentéisme impliquant la réorganisation de l’entreprise et le salaire versé à la personne absente, l’obligation de réorganisation, le recrutement, la formation des remplaçants… Selon Mazars, « le mal être en entreprise doit donc être quantifié et devenir un véritable outil de pilotage objectif de la performance ».

Faire face au mal être au travail : des solutions simples

Il est d’usage de penser qu’il existe deux types de solutions pour le mal-être au travail : elles sont soit curatives soit préventives. Pourtant, une même solution est bien souvent à la fois préventive pour les collaborateurs qui ne sont pas encore en souffrance, et curative pour les collaborateurs qui sont déjà en situation de mal être au travail.

Le bonheur au travail existe

Il est possible de se sentir bien au travail

Prendre conscience collectivement

Avant de soigner un mal, il faut que les personnes impliquées aient conscience du risque et de leurs conséquences. C’est particulièrement le cas lorsqu’il est question du mal-être au travail. Il existe à ce titre des formations qvt à Lyon ou plus généralement en France. Elles font notamment des campagnes de sensibilisation et de formation des individus pour lutter contre leurs risques professionnels.

Favoriser la cohésion sociale

D’autres entreprises prennent le parti d’organiser des séances d’activité physiques et de bien-être en entreprise pour que les collaborateurs puissent tisser des liens entre eux. Elles ont pour objectif d’améliorer la qualité des liens dans l’entreprise, et d’améliorer l’ambiance générale. Ces séances régulières permettent aussi aux collaborateurs sur un plan personnel de se déstresser et d’évacuer les tensions qui peuvent être liées au travail. Beaucoup d’activités peuvent être proposées au collaborateur !

Renforcer la prise d’autonomie

L’autre solution, c’est de valoriser le collaborateur et lui faire reprendre son autonomie. C’est ce qu’impliquent les nouvelles tendances managériales dans le travail en lui-même, mais pas seulement. Il est aussi possible grâce à des startups de permettre au collaborateur de devenir maîtres de leur bien-être en organisant eux-mêmes leurs séances entre collègues. Les collaborateurs sont valorisés dans leurs prises de décision, et reprennent l’autonomie qu’ils peuvent avoir perdue dans leur travail.

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