« QVT », « Bienveillance », « bonheur », « bien-être » ou encore « mieux-être » au travail… Ces expressions sont sur toutes les bouches et au coeur du débat public. D’après une étude menée par le cabinet Mozart Consulting, le mal-être coûterait aux entreprises en moyenne 13 500€ par salarié et par an, ceci générant une perte de compétitivité nationale de 250 milliards d’euros. De quoi donner envie aux dirigeants de se pencher sur la question du « bonheur au travail ».

Nouveau critère de sélection des candidats, préoccupation grandissante des chefs d’équipe ; les syndicats et comités d’entreprises ne sont plus les seuls à s’intéresser à ce sujet désormais considéré comme un axe stratégique synonyme de performances sociales et économiques.

Bien que certains managers demeurent dubitatifs quant au réel impact de tels leviers de performance, la prise de conscience est en marche et les entreprises dédiées à améliorer la QVT fleurissent gaiement. Partage de l’information, qualité des relations au travail, ambiance, parité hommes-femmes, solutions bien-être, développement personnel et techniques managériales sont tant d’éléments pouvant mener vers une meilleure qualité de vie au travail au sein des entreprises. Néanmoins, quelques interrogations persistent. Quels sont les bénéfices à espérer ? Comment les mesurer ?

Qualité de vie au travail

Qualité de vie au travail

De quoi parlons-nous au juste ?

Risques psychosociaux, sédentarité, stress, santé au travail, qualité de vie au travail (QVT), bien-être ou bonheur au travail… Ce qui frappe dès lors que l’on se penche sur les problématiques liées à la vie au travail, c’est la diversité des termes employés à toutes les sauces. Remettons un peu d’ordre dans tout cela !

Selon la définition officielle étable il y a quelques années, « la qualité de vie au travail désigne et regroupe sous un même intitulé les actions qui permettent de concilier à la fois l’amélioration des conditions de travail pour les salariés et la performance globale des entreprises, d’autant plus quand leurs organisations se transforment. »

La raison qui pousse tant d’entreprises à investir dans l’amélioration de la QVT des salariés est basée sur un constat simple : le désengagement de ces derniers, la baisse de leur productivité, l’augmentation des turnover, l’absentéisme, le stress et les « burn-out » n’ont cessé d’augmenter et ont un impact dramatique sur la performance des entreprises (et sur l’ensemble de l’économie française).

Les bénéfices d’une bonne QVT

Premièrement, la qualité de vie au travail peut constituer un réel facteur d’attractivité et ainsi faciliter le recrutement de nouveaux talents dans votre entreprise. Les jeunes générations y sont tout particulièrement sensibles. Camille témoigne : « Lors de mon retour en France après quelques années passées à travailler dans une agence de renom à Montréal – au sein de laquelle les équipes managériales veillaient rigoureusement à assurer le bien-être de leurs salariés – il me tenait à cœur de retrouver la même qualité de vie au travail en France. Après plusieurs entretiens, c’est la promesse d’une transparence absolue, d’un cadre de travail propice à l’échange et à la détente ainsi que la perspective d’un fort développement personnel qui ont fait pencher mon choix en faveur d’une agence plutôt qu’une autre, et ce malgré une offre légèrement inférieure en terme de salaire »

Il est prouvé que la qualité de vie au travail impacte l’engagement des salariés au sein de leur entreprise : des études démontrent qu’un salarié fortement engagé dans son entreprise est moins souvent absent, moins stressé, change moins souvent de poste ou d’entreprise, fournit plus d’efforts et un travail de meilleure qualité tout en prenant davantage d’initiatives.

Il existe d’ailleurs une corrélation mutuelle entre la QVT et les performances de l’entreprise. Une bonne QVT permet de mobiliser pleinement le potentiel des employés et de l’organisation. La performance quant à elle est un signe et une condition de la santé des salariés, ainsi qu’un moyen de trouver des ressources qui peuvent être consacrées à l’amélioration des conditions d’exercice du travail. QVT et performances peuvent donc se renforcer mutuellement.

Il est également avéré que les organisations attentives à l’implication de chacun dans les décisions relatives à l’organisation sont les plus performantes. Elles activent un levier psychologique très important pour chaque individu : l’autonomie.

En outre, la plupart des individus ont besoin de relations avec autrui, de contribuer, d’être reconnus, encouragés et surtout de trouver du sens dans ce qu’ils font au travail. Le champs d’action donné à chacun pour faire du bon travail dans de bonnes conditions est ainsi au cœur de la relation entre QVT, engagement et performance. Offrir à ses salariés des espaces de travail bien aménagés, des sanitaires propres, des activités sportives, des séminaires ponctuels peut fortement symboliser le respect avec lequel ils sont considérés et ainsi améliorer grandement leur engagement.

Quelques solutions testées et approuvées 

  • Cultiver le sentiment d’appartenance à l’entreprise ou à un métier : chaque salarié doit sentir que son rôle au sein de l’entreprise et de la chaîne de travail est important
  • Elaborer des règles justes, peu nombreuses et appliquées par tous : les salariés ont besoin de repères, d’un cadre établi qui participe au bien-être. Le sentiment d’égalité et de parité supprime les aigreurs liées à d’éventuels sentiments d’injustice.
  • Cultiver le « Vivre ensemble » : le salarié doit pouvoir se situer comme individu et comme véritable partie prenante d’un collectif de travail. D’où la nécessité de replacer la convivialité et la solidarité au statut de valeurs phares dans l’entreprise.
  • Offrir de l’autonomie à la mesure de chacun : paradoxalement, l’autonomie peut être un facteur de bien-être et d’épanouissement mais dans certains cas, elle peut aussi être source de stress et de mal être.
  • Soigner la décoration et l’aménagement des bureaux : des bureaux innovants, intelligents et vivants, à l’image de votre entreprise. En plus de ravir vos équipes, ils feront aussi de l’œil à d’éventuels nouveaux talents. Un conseil : favorisez le confort.
  • Proposer des conférences, des formations et des ateliers découverte : éveillez la curiosité de vos collaborateurs autant que possible, permettez leur de renouveler leurs connaissances. Les formations sont un excellent moyen pour accroître l’engagement de vos salariés tout en améliorant leur niveau de performance. Le site Upgraduate propose plus de 600 formations en ligne !
  • Proposer des activités sportives : +14% de rentabilité nette, voilà ce que vous pourriez gagner en permettant à vos employés de faire du sport au travail. D’après les résultats de l’étude de l’institut Goodwill Management sur l’impact économique de l’activité physique et sportive, le sport au travail serait un véritable levier de compétitivité. Essayez UNIT, vous ne serez pas déçu ! 
  • Et du Team Building : Dans la colonne “avantages” de la pratique du sport au travail, il y en a un en particulier qui mériterait qu’on lui consacre un chapitre complet : le team building. Ce concept anglais qui vise la construction et le développement d’une cohésion, d’une union et d’un esprit d’équipe créateurs de synergies.

Pour mettre en œuvre ces solutions, certaines entreprises font le choix de créer un poste dédié, lequel est souvent intitulé « Office manager » ou – plus pompeusement – « Chief Happiness Officer ». Bien qu’il y ait à peu près autant de Chief Happiness Managers que d’entreprises, la mission globale de ce dernier consiste à assurer la motivation de l’ensemble des salariés en les rendant heureux de venir travailler. Claire, employée chez Garage Score, témoigne : « Le secret pour être un bon CHO, c’est bien sûr d’être créatif mais c’est également d’être à l’écoute des employés et de ne pas se focaliser sur ses propres envies car le but est d’organiser des évènements conviviaux et fédérateurs qui ne mettront pas les gens mal à l’aise ».

Les salariés sont plus productifs quand ils travaillent mieux

QVT, on travaille mieux quand on est heureux ?

Comment mesurer la QVT de votre entreprise ?

Améliorer la QVT suppose de savoir la mesurer. Au premier abord, cela semble relativement compliqué tant la notion de bonheur et de satisfaction est, par définition, subjective et très différente d’un individu à un autre. De nombreuses organisations se sont lancées sur le marché de la mesure de la QVT, du bien-être, de l’engagement, du bonheur au travail.

Une manière simple et efficace d’évaluer le « bonheur » de ses salariés consiste à interroger ces derniers sur le sujet. Vous pouvez aussi vous baser sur des indicateurs très révélateurs en la matière, à savoir :

  • Le taux d’absentéisme et son évolution
  • Le turnover de votre entreprise
  • La productivité de vos salariés
  • Le niveau de satisfaction de vos clients

Les entrepreneurs les plus modernes acceptent l’idée qu’un salarié « heureux » puisse rendre ses clients « heureux », phénomène qui est amplifié par des nouveaux modes d’organisation comportant moins de niveaux hiérarchiques et donnant plus d’autonomie au salarié. Les solutions de QVT, si elles visent ces objectifs, ont leur place dans toutes les entreprises. Pourquoi pas la votre ? 

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